Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Éditorial

Photo du bâtimaent L'Herba d'Agram à La Broussaille

Là où l’humain intervient peu, ce sont des broussailles qui poussent, ronces et arbustes des sous-bois et des lisières. Vivaces, ardues, têtues, les broussailles sont pleines d’inconnu, de vies imprévisibles. Dans les broussailles, des pousses singulières s’appuient l’une sur l’autre, se mélangent et croissent ensemble. Les racines et les directions sont multiples.

À La Broussaille nous accueillons toutes celles et ceux qui ont envie d’explorer, de chercher en toute liberté comment dire, comment se dire, comment vivre, comment créer, avec qui, pour qui, pour quoi. La Broussaille accueille toutes celles et ceux qui ressentent ou ont ressenti les épines de la vie, les observent, tentent parfois de les oublier, parfois de les enlever.

La Broussaille est un lieu de créativité et de répit créé en 2021. S’inspirant des fondements de la psychothérapie institutionnelle, ses membres proposent un gîte et un accompagnement à des artistes en résidence et à des personnes en difficulté psychique. Des ateliers artistiques sont ouverts à tout un chacun, résident ou simple passager. Ils ont vocation à devenir le lieu propice à la rencontre et peut-être à une considération mutuelle, éphémère ou durable.

« De toutes les existences imaginaires que nous prêtons aux plantes, aux bêtes et aux étoiles, c’est peut-être la mauvaise herbe qui mène la vie la plus sage. Il est vrai que l’herbe ne produit ni fleurs, ni porte-avions, ni Sermons sur la montagne. (…) Mais en fin de compte c’est toujours l’herbe qui a le dernier mot. Pas d’autre issue que l’herbe. »

Henri Miller cité par Deleuze et Guattari dans Mille Plateaux.

 

À La Broussaille, nous tentons de prendre soin des moments, des surgissements, des émergences, des processus, des mises en mouvement, des bricolages, de ce qui se passe entre les gens, dans les intervalles.

Nous proposons un lieu de respiration à l’écart du bruit et du quotidien, mais aussi de respiration du verbe : un peu de poésie, des lignes de fuite à l’intérieur et en dehors du langage pour faire face à la dureté de ce monde. Un lieu qui recueille l’errance, l’éparpillement, la création. Un lieu d’asile. Un lieu dont l’épaisseur est faite des plis des histoires, des récits, des mémoires, des relations qui le composent et le traversent. Un lieu pour pouvoir être là. Un milieu, où toute chose est toujours faite de petites légendes.

En occitan, mauvaise herbe/chiendent se dit erba d’agram. Erba d’agram c’est le nom que porte la grange où c’est souvent là que ça se passe : l’erba d’agram est l’un des poumons de La Broussaille. On y arrive par des chemins et des traversées les plus divers, qui offrent abris, passages, recoins mystérieux et inquiétants, petits prés, arbres et broussailles.

Bienvenue à toutes et à tous.

L'association

La Broussaille vue de la mare

Le projet est initié par Mitia Claisse, scénographe, et Léa Kalaora, anthropologue et psychologue.

À leurs côtés, les membres fondateurs de l’association La Broussaille sont artistes, soignants, enseignants, animateurs, actifs ou retraités, musiciens, menuisiers, professeurs d’université.

Partant du constat d’un besoin de lieux et de projet entièrement dédiés à la culture et la santé et d’un accès à la création et au répit pour les personnes en souffrance psychique ou porteuses d’un handicap, ils se sont donné pour objet en créant l’association :

  • de favoriser et d’accompagner les rencontres et les démarches créatives entre artistes, artisans, chercheurs, personnes porteuses d’un handicap, personnes en souffrance psychique, habitants du territoire, personnes de tous âges et de toutes nationalités;

  • de développer un lieu d’accueil et de création artistique et artisanale ouvert à tous et spécialisé dans l’accueil de personnes en souffrance psychique ou porteuses d’un handicap. Ce lieu se trouve sur la commune de Saint-Martin-Château à Lagathe. Il offre un gîte d’une capacité d’accueil d’une quinzaine de personnes et une grange transformée en espace de répétition et de représentation.

La Broussaille propose ainsi des résidences d’artistes, des ateliers de création et séjours d’immersion et de répit durant lesquels se côtoient et interagissent ensemble, selon des modalités et des temporalités diverses, des artistes, des artisans, des habitants et des personnes en souffrance psychique et/ou porteuses d’un handicap mental ou psychique.

L’association a pour objet d’accompagner chacun dans sa singularité et dans sa démarche créative.

Notre démarche est pluridisciplinaire, elle investit le spectacle vivant (cirque, théâtre, chorale, musique, danse), les arts plastiques (peinture, modelage, sculpture, dessin) mais également les savoir-faire locaux (céramique, travail du bois, paysagisme).

La Broussaille a tissé un important réseau avec des artistes qui mettent en œuvre des projets de création avec ses résidents.

La Broussaille favorise le projet et le geste singulier, les rencontres, la confrontation de regards et de pratiques et les cocréations au sein des espaces privilégiés que sont les lieux de vie, les ateliers et la nature qui l’entoure.

À l’issue des résidences de création, selon les demandes des intervenants, nous organisons des « sorties de résidence » qui sont l’occasion de présenter les travaux de création, de rencontrer des personnes du territoire et de partager nos expériences dans un esprit de convivialité.

La démarche

La création comme thérapeutique individuelle et sociale

Nous avons la conviction qu’autant les personnes en souffrance psychique et porteuses d’un handicap que les artistes ont la faculté de régénérer notre perception du monde, de tisser de nouveaux liens entre la nature, la matière, le corps et la pensée.

En les accueillant, La Broussaille cherche à renouveler le regard, à favoriser la réflexion et à expérimenter de nouvelles façons de faire. Nous soutenons que les pratiques créatrices ont des effets sur la construction, l’émancipation, le bien-être et l’insertion des sujets. Elles participent de l’expression et de la reconnaissance du sujet au sein de la société et l’aident à y trouver une place.

Nous considérons ainsi La Broussaille comme un espace « thérapeutique » dans lesens étymologique du terme : thérapeutikos signifiant attentif, serviable, curatif. Notre thérapeutique c’est de prendre soin des liens, des gens, des lieux, des différents « existants » ; c’est réinventer le rapport que les personnes entretiennent entre elles, à leur histoire et au milieu dans lequel elles vivent.

Un espace de création en lien étroit avec son territoire et ses habitants

Parce que nous envisageons les pratiques comme toujours ancrées quelque part, nous promouvons des activités en lien avec le lieu, les arts, les savoirs et les savoir-faire locaux.

Nous travaillons avec les habitants, les collectifs et les associations dans une dynamique de proximité territoriale. Des évènements réguliers sont organisés pour tous publics en lien avec l’art et/ou le handicap pour fédérer et sensibiliser.

Par ces activités et ces évènements, nous espérons participer à faire évoluer les représentations sociales de la santé mentale et du handicap.

Un espace ouvert aux partenariats

Nous travaillons au développement de partenariats avec des institutions sanitaires ou médico-sociales afin de proposer aux patients et usagers de venir soit régulièrement, de manière séquentielle sur le long terme, soit ponctuellement pour des ateliers, des stages de création ou des séjours de répit.

Chaque personne accueillie participe préalablement à l’élaboration des modalités de son accueil lors d’échanges entre La Broussaille et l’équipe soignante de l’institution partenaire afin de bien identifier ensemble les motivations, les objectifs, les envies, les besoins, les compétences et les ressources nécessaires.

Nous développons également des partenariats avec des institutions culturelles locales pour co-produire des espaces d’échange, de rencontre et de circulation dans le territoire.

Le thème

Des cycles thématiques de trois ans sont définis. Sans contraindre la créativité des artistes en résidence, ils constituent un fil conducteur pour les projets de création et servent de trame mémorielle à l’évaluation et à l’analyse de tous les projets portés par La Broussaille, des manières de les conduire et de les faire évoluer.

Le premier cycle a pour thème La rencontre : rencontre avec le lieu, ses habitants, avec et entre les artistes et personnes en souffrance psychique, avec le milieu (la forêt, la flore, la faune…), le territoire.               

La rencontre est pensée comme découverte de soi et redécouverte du monde, comme loccasion dune ouverture à de nouvelles perspectives, dune disponibilité au monde, à lautre, à la création et à limagination, comme loccasion de recomposer, ré-articuler, recréer des possibilités de penser et d’être au monde. 

Bandeau La Broussaille

Adhérer à l'association

En adhérant à l’association :

  • je soutiens le projet de La Broussaille

  • je suis informé.e régulièrement des projets et activités

  • je peux participer aux assemblées générales de l’association et me présenter au conseil d’administration.

    Adhésion en ligne sur le site HelloAsso

L'équipe

Jocelyn Courtois

Administrateur

Jocelyn Courtois est économiste de la santé et est actuellement chef de projet sur la réforme de financement des établissements de santé au Ministère de la santé. Avant cela, il a occupé plusieurs postes à responsabilité à l’Assurance maladie : sur les actes médicaux, les produits de santé ou encore la veille et la stratégie.

Amelie Jacquet

Administratrice

Anthropologue de formation, Amélie Jacquet nous vient de Belgique. Après avoir travaillé une quinzaine d’années dans le milieu associatif social-santé bruxellois, elle décide de s’expatrier un temps sur le plateau de Millevaches où elle s’implique dans différents projets en lien avec la santé mentale.

Emilie Malbec

Administratrice

Valeria Schiavone

Administratrice

Valeria Schiavone, de formation philosophique et psychanalytique, est membre du CRTD (Centre de Recherche du Travail et du Développement) du CNAM à Paris et chercheuse au sein du laboratoire Experice de l’Université Paris 8, dans le domaine de la clinique des institutions et des dynamiques de coopération. Membre de l’Association Lacanienne Internationale et de la Société Milanaise de Psychanalyse, elle a enseigné la psychologie sociale à l’Université de Limoges (DUT Carrières sociales) et intervient au sein de la coopérative Oxalis en tant que consultante et formatrice dans diverses organisations de l’économie sociale et solidaire.

Pier Stringari

Trésorier

François Hannoyer

Président

L’Éducation populaire a été le fil conducteur de ses activités professionnelles  en animation, formation des adultes, coordination d’équipement socio-culturel. François Hannoyer a dirigé l’Adels pendant vingt ans, association dont l’objet a été la promotion du développement local, de la décentralisation, de la démocratie participative par la formation des acteurs, l’édition de la revue mensuelle Territoires et les recherches-action.

Mitia Claisse

Fondateur

Architecte d’intérieur de formation, il a exercé pendant vingt ans en tant que scénographe d’exposition dans des musées français et internationaux. Il conçoit des scénographies sur tous types de sujets, artistiques ou scientifiques. La transdisciplinarité est un leitmotiv de son parcours, on la retrouve à la fois dans les sujets traités, mais aussi dans la mise en oeuvre de ses projets qui fait appel au design, au spectacle vivant, à l’architecture, aux nouvelles technologies et au graphisme. Co-fondateur de l’agence Klapisch-Claisse en 2001, il réoriente en 2020 son activité  pour imaginer, avec Léa Kalaora, La Broussaille, lieu de création et d’accueil.

Léa Kalaora

Fondatrice

Directrice / Coordinatrice
Léa Kalaora est anthropologue, Elle a soutenu une thèse à l’Université de Montréal, au Canada, en 2011, intitulée « Les occupations de fermes au Zimbabwe : récits, expériences et devenirs des fermiers blancs » . 
En 2013, elle reprend les études à la faculté Paris 7 et est diplômée en 2016 d’un master 2 en  psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse. Léa Kalaora a notamment travaillé en Maison d’arrêt, Foyer Occupationnel (Fondation Jacques Chirac), à la Maison de Solenn (Paris), elle exerce également en libéral depuis 2017. Elle réoriente en 2020 son activité pour imaginer, avec Mitia Claisse, La Broussaille, lieu de création et d’accueil.

Les lieux

Quatre bâtiments dédiés à notre activité sont implantés sur un terrain de 1,3 hectares au milieu de la forêt

La maisonnette
aménagée dans
un ancien four
à pain.

La marre, en contre-bas du gîte 

Un gite principal comprend cinq chambres et dix lits simples, un salon, une salle à manger, une cuisine, trois salles de bain.

Une maisonnette aménagée dans un ancien four à pain dispose d’une chambre avec un lit double, une cuisine et un espace sanitaire.

▲ le gîte et sa terrasse

Un bâtiment dédié aux activités dispose d’un espace polyvalent de 80 m² un sanitaire et une kitchenette et d’un atelier de 50 m² équipé notamment d’un four à céramique.

Une réserve pour entreposer le bois et les outils d’entretien du site.

Ci-contre et ci-dessous 
l’espace polyvalent, aussi appelé
l’Herba d’Agram

Vue intérieure de l’espace polyvalent

Le gîte vu de la marre  

Revues de Presse

Revue de Presse 2022

Téléchargement...

Bilan d’activités La Broussaille 2022

Bilan d’activités La Broussaille 2023